1945-1950 : Le Plan Monnet

En 1945, je retrouvai la France, très affaiblie au sortir de la guerre. Il fallait reconstruire, mais surtout moderniser l’équipement productif.

Cela exigerait un grand effort national. Ce fut le premier Plan qui réunit les représentants des industriels, des syndicalistes, des agriculteurs, plus de mille personnes qui fixèrent en commun des objectifs ambitieux pour la France.

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Jean Monnet au Plan, rue de Martignac, Paris
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Quand les hommes sont assis autour de la même table pour parler du même problème et pour en chercher ensemble la solution, leur mentalité change, les oppositions s’effacent : telle était la méthode du Plan. Sa devise était : « Modernisation ou décadence ». Sa philosophie : « La modernisation n’est pas un état de choses, mais un état d’esprit ».

Notre équipe était petite, rue de Martignac. Il ne s’agissait pas d’administrer nous-mêmes le redressement de la France, mais d’en fixer les orientations, les méthodes d’action, le rythme.

Marjolin, Hirsch et Uri m’apportèrent leur compétence technique, leur imagination créatrice et leur enthousiasme. Ils entraînèrent toute une génération de fonctionnaires, de chefs d’entreprise, de représentants des travailleurs. En 1950, nous avions dépassé nos objectifs.

 

 

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