Parution du 215e Cahier rouge de la Fondation

Juin 2015
 

215e Cahier rouge

Une longue histoire commune honore le passé, assoit le présent et donne des gages à l’avenir. La force du partenariat euro-américain résulte de cette caractéristique. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe de l’Ouest bénéficiait de la protection du parapluie nucléaire américain et les États-Unis d’un accès au marché européen offrant un débouché à leurs exportations.

Si la relation transatlantique a connu des périodes de disharmonie, aucune d’elles cependant n’a sérieusement remis en cause cette solidarité. Même les récentes affaires d’espionnage n’ont pas réussi à entraver les négociations entre les Etats-Unis et l’Union européenne visant à établir un partenariat transatlantique de commerce et d’investissement. De fait, la relation transatlantique représente près de la moitié du PIB mondial, c’est dire si les Etats-Unis et l’Europe ont des intérêts communs à préserver ensemble.

Il serait cependant erroné de croire que la compétition n’a pas sa place dans une relation qui se caractérise depuis ses débuts par une oscillation constante entre coopération et concurrence. Si les États-Unis et l’Europe sont tenus de rester ouverts au monde, les autres partenaires que sont en particulier le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, ne cessent d’interroger la solidité du binôme qui domine la scène internationale.

Bien qu’il serait infondé d’attendre de la coopération euro-américaine qu’elle soit exclusive, la question se pose désormais pour l’Europe de savoir si elle reste vis-à-vis des Etats-Unis un partenaire privilégié à l’heure où ces derniers développent un partenariat transpacifique.

Contributions de Gérard Bossuat, José Maria Gil-Robles, Jacqueline Grapin, Gilles Grin, Catherine Guisan, Daniel S. Hamilton, Jussi Hanhimäki, Robert Hunter, Philippe Larédo et Lionel Villard, Barry F. Machado, Sophie Meunier, Philippe G. Nell, Sergio Rossi, Pierre Vimont.


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