Suisse et Union européenne – La souveraineté en question

8e Dialogue européen - 16 décembre 2009

Une salle comble et un public attentif ; des intervenants engagés et des discours clairs ; des questions pointues et des réponses franches. Tous les ingrédients étaient réunis en ce mercredi 16 décembre 2009, pour le grand moment de réflexion et d’échange qu’a été le 8e Dialogue européen de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe.

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Le Président José María Gil-Robles a animé le débat
© Fondation Jean Monnet pour l’Europe, Félix Imhof

 

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L’Ambassadeur Jacques de Watteville
© Fondation Jean Monnet pour l’Europe, Félix Imhof

 

Après une brève introduction du Président Gil-Robles, l’Ambassadeur Jacques de Watteville, chef de la Mission de la Suisse auprès de l’Union européenne, lance le débat en présentant les avantages, mais aussi les limites de la voie bilatérale régissant depuis des années les rapports de notre pays avec l’Union.

 

 

 

 

 


Voir un extrait de l’interview de l’Ambassadeur de Watteville

 

 

L’Ambassadeur Hans Dietmar Schweisgut, représentant permanent de l’Autriche auprès de l’Union européenne, expose ensuite la situation de son pays en notant d’emblée l’importante différence de perception de l’Europe entre Suisses et Autrichiens, différence qu’expliquent notamment des raisons historiques.

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L’Ambassadeur Hans Dietmar Schweisgut
© Fondation Jean Monnet pour l’Europe, Félix Imhof

Être membre de l’Union européenne comporte aussi des avantages et des inconvénients, mais le bilan pour l’Autriche est à ses yeux nettement positif et n’est nullement perçu comme un renoncement pur et simple à la souveraineté. C’est « la volonté de contribuer à la construction de la maison européenne » que le peuple  autrichien a exprimée lors du vote de 1994. La mise en oeuvre du traité de Lisbonne laisse à cet égard présager de grandes avancées.

 

Voir un extrait de l’interview de l’Ambassadeur Schweisgut

 

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L’Ambassadeur Michael Reiterer
© Fondation Jean Monnet pour l’Europe, Félix Imhof

 

L’Ambassadeur Michael Reiterer, chef de la Délégation de l’Union européenne pour la Suisse et la Principauté de Liechtenstein, présente alors le point de vue européen en précisant d’entrée de jeu que selon lui, la souveraineté absolue n’existe plus dans notre monde globalisé. Au contraire, l’un des buts de l’Union européenne est d’unir les souverainetés de chaque Etat membre, afin de devenir plus fort ensemble, ce qui à son sens valorise de facto la souveraineté de chacun. Souveraineté signifie aujourd’hui co-décision, co-réflexion et bien sûr, co-responsabilité. Les dispositions du traité de Lisbonne confèrent d’ailleurs à l’avenir un rôle plus important aux Parlements nationaux eux-mêmes.

 

Voir un extrait de l’interview de l’Ambassadeur Reiterer

 

 

Ces interventions donnent alors lieu à de nombreuses questions et réflexions, qui suscitent une vive discussion, aussi bien entre les intervenants eux-mêmes qu’avec le public.

 

 

 

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© Fondation Jean Monnet pour l’Europe, Félix Imhof

 

Auditoire
© Fondation Jean Monnet pour
l’Europe, Félix Imhof


Le mot de la fin revient au Président José María Gil-Robles, qui souligne l’importance d’avancer ensemble, dans l’intérêt commun, mais aussi dans le respect des particularités de chacun. A ses yeux et dans cet esprit la Suisse, modèle de démocratie au coeur de l’Europe, étroitement liée à elle, sera toujours la bienvennue dans l’Union. Il appartient aux Suisses d’en décider.

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